02.03.2007

Pretty vacant...

Mes vacances se terminent bientôt…Etrange cette notion de vacances….C’est tout récent en ce qui me concerne…Avant je ne savais m^me jamais que c’était les vacances…Tout le monde en parlait autour de moi sans que je comprenne…Et puis voilà que maintenant que j’ai accepté de donner des cours à temps partiel, moi aussi je vis au rythme des vacances…

Bien sûr que je continue à travailler tous les jours faire de la recherche sur des chimies et faire des images …Je ne peux même pas imaginer vivre sans ça…Je suis constamment émerveillée par la productivité et la créativité des groupes de photographes se consacrant au « procédés anciens »..En ce moment pas mal d’entre eux se consacrent à un renouveau du Daguerréotype et des plaques de verre au collodion…Le film argentique peut bien disparaître un jour la photographie argentique continuera à vivre grâce a cet acharnement patient (et passionné) et aux techniques des origines (19 eme siècle) . Grâce au net, les afficionados de La Photographie échangent idées, expériences et images et peuvent se procurer le matériel nécessaire et peu courant dans beaucoup de pays, afin de réaliser leurs images…Il y a sans doute quelque chose de l’enfance dans le fait de se commander  ses accessoires de petit chimiste photographe et dans l’attente impatiente du paquet postal…Généralement une sorte de jubilation (peu communicable) s’empare de moi à chaque arrivage et une rosse deception comme cette semaine lorsque j’ai dû constater que la poste française avait égaré deux fascicules techniques sur le Chrysotype notamment que la Royal mail leur avait confié…Evidemment, ça ne peut pas être un vol…qui voudrait lire ça ?...

Comme tu vois j’ai une vie passionnante… A part ça j’ai profité de la semaine pour lire plus que de raison et pas que du bon , comme cette enquête sur Jack l’éventreur de Patricia Cornwell, une théorie qui ne tient pas vraiment debout et une écriture tellement pénible…Et puis j’ai fait connaissance , grâce a une ancienne note du Cro avec la famille Fisher de Six feet under, ça me change de Prime Suspect et des films muets que je me passe en boucle…

Sinon ça fait des semaines que je n’écoute pas de musique, pour tout dire je n’ai même pas encore écouté le nouvel album des Bérurier noirs….

C’est dire combien je suis peu moi même et file un mauvais coton…
 

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                                  Joseph Sudek : "Last roses" 

12.12.2006

Ne laissons pas faire...

Pas une nouvelle note...Pas de jolis mots ce soir...Juste cette vidéo...Pas très rock et plutôt austère...Quelque chose qui me tient à coeur...Parce qu'un blog c'est aussi fait pour ça...

Et puis pour ceux que ça intéresse allez par ici ou par là....

 

 

30.07.2006

"Une odeur de foin coupé, monte de la terre mouillée..."

Il y a eu ces longs jours passés à lutter contre la canicule…Lutte épuisante et risque idiot d’y succomber…Des jours à rester cloîtrée ou à passer du temps dans les magasins climatisés pour respirer un peu et c’est drôle comme tout à coup ça devenait facile de m’entraîner aux Farfouillettes ou autre alors que je deteste ce genre d’endroit…
Il y a eu ces heures de lecture et ces films regardés le soir et ces diners à l’ombre d’un jardin juste arrosé…Les coups de fils entre vulnérables à la canicule et les jeux avec les chats plutôt content de m’avoir presque toute à eux…mais un peu ennervés de devoir être mouillés régulièrement et forcés à boire…
Et puis rentrer sous l’orage l’autre soir et l’eau qui clapotte dans les converses mais le grand sourire et enfin un sommeil apaisé…Et puis là, cette belle journée de pluie et Barbara qui chante Gottingen et ça faisait un bail que je n’avais pas écouté La longue Dame brune….Le vieux coffret avec le rocking chair dont les cd sont usés d’avoir été tant écoutés avec toi et dans ces moments de douce solitude en t’attendant parfois…Et maintenant toujours ton visage qui s’imprime sur chaque note …Curieux qu’on ne puisse retrouver un plaisir solitaire après l’avoir partagé…

Et puis toujours les chamboulements de cette page que je tourne, celle de l’âge… Que je commence à apprécier car les chamboulements me plaisent toujours plus que les mers d’huile ou les jardins pavés de roses…Un lointain passé qui revient et que je vois tout à coup sous un autre éclairage…Ce refus de continuer à jouer le rôle de l’absente, de la morte même, imposé il y a quelque vingt ans …Me dire que je ne veux plus, là, être gommée ni être ignorée et que si ceux là veulent me croire disparue alors que ce sont eux qui ont fui, l’administration elle peut me fournir quelques renseignements…Et comme c’est facile avec internet…Taper sur quelques touches et briser un interdit…Et ce soulagement malgré le bouleversement…Savoir…Rester dans l’ombre mais savoir…


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photo: Baron de Meyer

 

Et pour la musique ...

11.06.2006

Ici...

J'ai borniolé les fenêtres pour maintenir le soleil à l'écart...Je suis là dans la pénombre...A l'abri de la chaleur polluante...Interdiction pour moi de sortir par ce temps...
Ce début de canicule m'est tombé dessus avant que j'ai eu le temps de réaliser quoi que ce soit...Avant que je me sois organisée pour ne prendre de rendez vous que le matin...Alors j'irais à ceux auquels je me suis engagée, il faudra bien...claquemurée dans la voiture avec la climatisation a fond (tant pis pour la pollution pas envie de mourir par esprit civique , vert ou autre) j'irais de parking souterrain en parking souterrain recherchant la fraicheur ou l'ombre au moins...Mais j'irais grâce à ça...

Alors que je regardais les chats qui comme moi recherchent ombre et fraicheur je me suis connectée par ici pour voir ce que la mise a jour du site hier avait occasionné comme dégats...Traumatisée par une certaine migration d'une certaine plateforme fréquentée autrefois, je craignais le pire...Mais non cette mise à jour est en fait plutôt une agréable surprise et ma page reste la même...Du coup me voilà en train de taper une note juste comme ça, juste pour essayer...

Je ne vais pas te dire une fois de plus que j'aimerai blogguer davantage...C'est pour moi une évidence...A surveiller mes fils RSS je me rends bien compte que tous ceux ou presque que je lisis il y a un an ou deux chaque jour ont aussi ralenti leur rythme…voire sont devenus des blogs fantômes …Je réfléchis à RougeBaiser…Il y a le manque de temps c’est vrai mais aussi que finalement j’ai l’impression de redire les mêmes choses et que tu vas finir par te lasser…C’est par exemple le troisième été déjà que je t’abreuve de mes angoisses et allergies diverses à la chaleur et tu connais mon spleen estival comme celui de Noel qu’à coup sûr je vais te resservir dans quelques mois …Parce que oui, bizarrement, si je trouve que je radote et manque souvent de cette inspiration poetique de mes débuts (ma vie était elle plus poétique alors ? c’est possible) et que je ne fais plus autant de notes, pour autant je n’ai aucune envie de cesser de blogguer…J’aime bien ce lieu, j’aime m’y retrouver…
C’est comme une maison que je n’occupe pas toujours mais dont la porte est ouverte et rien ne me ravi plus que de voir que vous passez et déposez un mot sur la table ou le frigo…

La chaleur qui va me maintenir chez moi plus souvent me donnera peut-être plus de temps pour m’asseoir par ici et être avec vous…
Et puis aussi comme je ne pars pas cette année, RougeBaiser restera ouvert tout l’été…




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(ce ne sont pas mes jambes et je ne sis pas qui a fait la photo...)

Et un peu de musique...
(off)

27.05.2006

Estiver...

Je devrais pourtant y être habituée…ça fait si longtemps que cela dure…que cela arrive immanquablement à chaque printemps, début d’été…Cette immense tristesse…Cette envie de rien que de rester cachée sous la couette…Pas envie de parler, pas envie de sortir…une paralysie de l’énérgie…Une envie de pleurer et les larmes qui affleurent pour un rien…Chaque été ça recommence…Il n’y a que septembre et l’annonce de l’automne qui me redonne ma joie et mon énérgie…L’été comme un long deuil…

L’été saison mortifère…Repli sur moi même …Profil bas et respiration minime…Toujours comme ça…Je me revois petite fille qu’on emmenait à la plage…Petite chose qui pleurnichait rien qu’à l’idée de jouer au soleil…qui craignait sa violence, sa lumière trop forte…Qui se réfugiait alors au fond de la tente de plage…tout au fond là où le sable reste un peu humide de la nuit…Lovée là au creux de l’ombre et y passant la journée…refusant de sortir de là…S’ennuyant un peu à faire des patés puis plus tard à lire…Et les adultes qui ne comprenaient pas…qui se moquaient ou grondaient…Et moi pour rien au monde sortir de là…Et puis cette horreur du spéctacle de plage…les corps huilés, bronzés…cette inertie…Ou alors l’excitation des autres enfants qui voulaient parfois jouer avec moi…Et moi qui disait non…timide et malade de l’été…Attendant que ça passe…Priant pour que la rousseur des feuilles arrive plus vite que les autres années…

Tu vois rien n’a changé…Je suis toujours cette petite sauvageonne , timide et malade de l’été…J’ai juste un peu appris à gérer ce passage, gérer les migraines et autres désagréments que cela entraine…Gérer aussi que la plupart des autres ne me comprennent pas…se moquent, croient à une manie…Mais jamais je ne réussis à briser l’étau de la mélancolie, du deséspoir qui m’envahit…Même lorsque tout va bien, que la vie m’apporte de jolies choses comme en ce moment, il me semble que tout dans la vie et dans mon cœur s’endeuille…

Depuis quelques jours l'arrivée de l'été mortifère m'a envahit...

Estiver est un verbe qui n'existe sûrement pas...

 

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22.04.2006

God saves the queen, she ain't no human being...

Petite fille, je regardais avec curiosité ces nombreux livres en anglais dans la bibliothèque de mon grand –père…Je les feuilletais cherchant à percer le mystère de cette langue qui m’était inconnue…Ma grand –mère disait que souvent , la nuit durant son sommeil , mon grand père récitait des vers de Shakespeare …Dans de vieux albums de photo, j’avais vu des images de lui datant des années 1910 à 1920 en Angleterre…l’une d’elles m’est restée en mémoire, celle où on le voit sérieux mais souriant posant à cheval…

De lui dont j’ai hérité tant de traits de caractère à commencer par le côté ours taciturne et ce penchant dévorant pour la lecture, j’ai aussi hérité un goût prononcé pour la langue et la culture anglaises…J’ai longtemps rêvé du jour où comme lui je pourrais lire en Anglais les auteurs que j’aimais…Et puis c’est arrivé et je me souviens que mon premier livre fût Dr Jekyll and Mr Hyde de Stevenson…L’immense griserie , le pouvoir d’évasion de lire une autre langue et cette sensation d’être au plus près des intentions et émotions des auteurs qui me fascinaient…

J’ai passé des années à me gaver de culture britannique : Littérature classique, peinture, photographie , musique , arts du jardin…et même cuisine…et puis le rock bien sûr…J’ai tout aimé des Anglais jusqu’à leurs tares les plus grandes…Mais je n’en ai jamais aimé un….Il m’aurait fallu rencontrer un de ces excentriques qui me sont chers, mais ils se font rares…Je les ai étudiés aussi ceux-là de Ronald Firbank à Edith Sitwell…

Et puis ces années où je passais à Londres une semaine sur trois allant de musée en squatt…revenant avec des valises si lourdes que j’arrivais à peine à les soulever…Remplies de livres, de disques et autres magazines, et puis ces flacons de teintures Crazy color qui coloraient mes cheveux de teintes mélangées…Londres où je n’ai jamais vécu pour cause d’amour félin …Puisque avant le tunnel sous la manche les Anglais imposaient une quarantaine qui durait en fait six mois aux animaux prétendant entrer sur leur territoire…Trop en crevaient de solitude affective…alors j’ai renoncé à vivre là-bas…

Lorsque je revenais de mes périples et allait visiter mes grand Parents..Mon grand père se callait dans son fauteuil, allumait sa pipe et d’un air réjoui me demandait de lui raconter ce Londres qu’il avait connu à l’époque du fog…Je me souviens de cette bague à tête de mort ramenée de là-bas et qui lui avait tant plu…Il trouvait que ça faisait pirate….

Je me suis rendu compte ce matin que j’avais cessé d’aller en Angleterre peu de temps après sa mort…Étrange coïncidence…

Un jour certainement j’y retournerai …




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photo : Julia Margaret Cameron

22.03.2006

Prévisible...

Depuis quelques jours je prends un peu le temps...Un peu de temps pour moi...Je peux à nouveau prendre de ces pauses que j'aime tant dans les cafés...Un café, une cigarette, à table ou au comptoir...Petits moments précieux....Temps pour rêvasser ou me reconnecter avec moi-même, seule au milieu des autres...

Ce matin, levée tôt après une nuit trop courte gouvernée par l'angoisse qui prévaut sur toute autre chose ces jours ci je suis sortie, j'ai pris la voiture...conduire me détend, m'apaise, et je me souviens de ces nuits il y a quelques années, où le sommeil m'ayant désertée j'allais faire des tours de périph....

Comme j'avais du temps ce matin, j'ai traversé la Seine afin de me rendre chez Gibert afin d'y dépnser un peu de ces bons d'achats obtenus il y a quelques temps en vendant quelques livres faute de place pour tout garder...Le magasin étant encore fermé, je suis allée prendre un café à la "Patisserie viennoise" ...Deux décénnies sans doute que je n'y était pas entrée mais le temps semble suspendu dans ce lieu là...J'ai attendu là que le magasin ouvre en dégustant dans le calme matinal cafés et croissants....

Et puis je me rendue au rayon "poches" du magasin...J'ai longuement soupesé quelques possibilités d'achat, l'oeil gourmand, caressant du regard les couvertures, prenant en main les volumes...Pas loin d'une heure plus tard je serrais contre moi comme un trésor le sac contenant mon butin du jour et encore quelques bons d'acahts à venir...De Tolstoï à Musil en passant par Jonquet quelques heures, quelques soirées, quelques week ends peut-être de lecture à déguster dans le silence de la chambre...

Avant de ramener ce trésor à la maison je me suis arrêtée acheter du thé en n'oubliant pas d'en ajouter au "goût Russe" pour accompagner la littérature russe.. Encore une fois j'ai pensé que je voudrais trouver le temps d'apprendre cette langue , qui est celle d'une partie de mes origines...

Du thé, des livres...Toujours les mêmes repères...finalement , tu vois je suis une fille très prévisible...

(Et aussi : il faut aller lire le très beau texte de Jean Marc Rouillan )

(Et puis je vais essayer un autre truc pour la musique)

07.03.2006

Douce solitude

Il me semble que c'est souvent dans des moments de repli dans la solitude et le silence que les mues s'opèrent...combien de ces anciennes peaux ai-je abandonné derrière moi? Ces mues sont des évolutions difficilement perceptibles par les autres...ou alors plus tard...Parfois...
rien de décidé...Juste laisser faire..Laisser le tumulte des pensées qui envahit la tête se transformer finalement en phrases en mots...ça peut durer des jours et c'est assez doux...comme un entre deux...
J'ai laissé sortir ma fatigue et elle s'est violement répandue , étalée toute à son aise...jusqu'à ce que le moindre geste pèse...Et puis au bout de trois jours je me suis forcée à remettre le nez dehors...a reprendre mais avec une certaine distance un peu molle mes activités...pas indiférente mais comme pas encore en phase...J'aurais pu rester là enfermée encore des jours...ça m'est tellement facile ça...C'est arrivé plusieurs fois...des semaines sans voir personne ni parler ...Je peux faire...Tellement plus que le contraire...comme ça depuis toujours...Cette difficulté à être avec les autres...Les peurs que ça fait naître...Alors que seule c'est si calme , sans angoisse...

bien sûr que je connais la cause, l'origine de ce penchant parfois vertigineux pour la solitude...ça remonte à loin...avant la naissance...dans le ventre sans doute déjà...au premier souffle à l'air libre...Avoir senti ça : que les autres sont dangereux, qu'il faut s'en méfier...Sentir l'hostilité...Le rejet...alors avancer seule le couteau entre les dents...Tenir bon et exister quand même sans eux , les adultes...Avancer méfiante mais cependant curieuse , ouverte et avec la croyance qu'au delà de ces quelques personnes il y a comme un autre monde...ouvert...vivant...
Attendre pendant des années et y croire...Se dire qu'un jour la vie sera moins sombre, moins ennemie et puis oui, un jour voir la lumière et la suivre...

Mais garder comme une fragilité malgrè le temps qui passe et les raisons de se rassurer...Alors préserver forcément cette part de solitude qui construit, qui répare ...Difficile pour ceux qui m'acompagnent sauf ceux qui comme moi ont besoin d'être dans ce silence, cette solitude là...qui savent qu'il n'y a là rien de grave, rien de désespéré, au contraire, comme une bouffée de bien être...que le silence et la solitude sont protecteurs , salvateurs...

Essentiels ...

16.02.2006

Mea culpa...

La fatigue extrème est une saloperie...elle altère non seulement les capacités physiques mais aussi celles de mon esprit...Les deux neurones qui me restent sont alors sujets à ma sensibilité à fleur de peau et mon sens du discernement s'en trouve amoindri...Je réagis trop vite , trop fort...Sans recul ni discernement...Je blesse par manque de réflexion...Je blesse sans le vouloir ceux que j'aime et que je respecte profondément et cette blessure je ne l'inflige pas parceque je doute de la parole de l'autre mais plutôt parceque je le vois comme un être infaillible dans son jugement...Je vois tout ça et j'en suis désolée...
Trop émotive, trop sensible...Trop fatiguée...Ce matin je me suis dit que dès que possible il faudra que je parte voir l'océan...Me reposer vraiment...Lâcher toutes ses tensions...Mais ce n'est pas possible pour le moment...
Alors je ne peux rien faire d'autre que dire que je m'excuse à celui d'entre vous que j'ai injustement bléssé...


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04.02.2006

Samedi soir...

Je n'aimes pas sortir le samedi soir...Trop de monde et d'agitation partout...Je préfères de loin être là, la fenêtre ouverte sur la nuit silencieuse...Le calme après la tempête des jours...Des jours longs à travailler dans un mélange de peur et de joie...Un curieux mélange qui accompagne ces projets qui m'occupent ...Une fragilité douce qui rappelle les émotions mélées d'une rencontre amoureuse...Qaund le coeur bat fort pris entre vertige et bonheur...Quand l'esprit est rempli en permanence par les sentiments mélés...Quand le corps se fatigue de tout ce fatras d'émotions...Cette angoisse de ne pas être à la hauteur des autres et de soi même...Et puis cette impression d'être très entourée dans tout ça et extrèmement seule aussi...

Alors ce soir, rester là avec la compagnie féline et un peu de musique...

Et peut-être plus tard revoir un vieux film de Roger Corman dans le grand lit blanc avec la Tigrée et le Noir ravis de m'avoir près d'eux... Disponible enfin...
Et m'endormir dans un sourire...



"Where the wild roses grow" Nick Cave/Blixa Bargeld

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