07.08.2010

Si l'un de vous a ce que je cherche...

Des années plus tard...

Me voilà à la recherche d'archives...

D'archives de notes de RB à l'époque de 20six...

J'en avais fait une et je ne la trouve plus...

Donc si quelqu'un passe par là qui à des archives de mes textes sur 20 six...

Merci de laisser un commentaire ou de me joindre par mail...

RB

27.10.2007

Peut-être...

Je n’écris plus beaucoup…Pas envie de dire le triste, le banal, la colère chaque jour devant ce que je lis , ce que j’apprends depuis le mois de mai…ces trucs qui me bousillent qui m’empêchent de beaucoup de sérénité…cette envie que ça pète plutôt que ça ne pourrisse…enfin, bref tu vois bien de quoi je parle…

C’est vrai pourtant qu’il n’y a pas que ces tristesses là dans ma vie…Il y a de la douceur et du beau, que je tais peut-être de peur qu’il ne s’échappe…que je tais, pour pouvoir sans doute en garder plus longtemps le parfum….

C’est toujours cette histoire là : celle de toi et moi…Une histoire du temps qui passe et qui ne meurt pas…Une histoire étrange, atypique dont personne sans doute n’aurait parié trois sous…Une histoire de s’aimer sur un mode inventé pour nos âmes complexes et nos mentaux torturés, sauvages…farouches…Une histoire de destin puisque c’est si souvent le hasard qui nous fait nous retrouver…Un hasard tenace et bancal à la fois qui nimbe de lumière cinématographique quelque chose de bien réel pourtant même si, parfois lassés de son emprise, il se peut que nous nous rébéllions…
Ce hasard-là qui nous a réuni l’autre fois, dans une rue que toi comme moi avions hésité à prendre, pas sûre qu’elle nous même là ou nous devions aller mais qui nous à implacablement réunis alors que pas moyen d’imaginer de se croiser dans cette ville-là qui n’est ni la tienne , ni la mienne…
Un jour comme ça…Je marche dans cette rue qui m’est étrangère, je ne suis pas seule, je parle à la personne qui m’accompagne, je ne prête pas attention au reste de la rue…et puis je vois une haute silhouette noire qui avance accompagnée aussi…J’ai le sentiment de l’étrange mais je ne vois pas, tu es trop loin…et puis je sens le regard sur moi et je vois la bouche qui articule un « ce n’est pas possible » que je n’entends pas…qui le répète…et là  je sais que c’est toi, je souris, je bouge aussi mes lèvres et je dis : si c’est possible …
On s’enlace à se broyer, tremblants et incrédules…Autour, ceux qui nous accompagnent se sont arrêtés mais nous ne les voyions plus…On dirait qu’ils sont figés comme dans une scène des « visiteurs du soir ». On dirait une scène comme ça, presque une faille spacio -temporelle…
Nos mains restent jointes pendant que nous parlons, peu et vite…Et puis avant de continuer chacun notre route, j’embrasse le dessus de ta main, y laissant à dessein, une trace de rouge à lèvres …
Une trace rouge qui dit que tout ça est bien réel puisque je la vois là sur ta main et puisque tu l’emportes avec toi comme une preuve…

19.08.2007

Queen of the Punk?...

Je m’étais pourtant bien dit que je n’irais plus à ces concerts nostalgiques…Revoir Bauhaus vingt trois ans après m’avait achevée…Les reformations de groupes vingt ans après , les tournées exceptionnelles tout ça me déçois terriblement à chaque fois…J’ai réussi à résister à tous ceux qui voulaient m’entraîner voir les NYD , que trop jeune, je n’avais pas pu voir au début des années 70…Pareil pour les Stooges que je ne veux pas voir maintenant…Mais dans ceux que j’ai tant aimés, et déjà vus (une bonne dizaine de fois) Je savais qu’il y en avait une , une seule à laquelle je ne resisterai pas (je sais bien qu’il y en a parmi vous qui sont comme moi…)

Ainsi donc, la Dame Sioux donnera prochainement une série de concerts accompagnant la sortie de son nouvel opus…
Je crains le pire, mais j’ai décidé d’y aller et d’ailleurs l’Elysée Montmartre est ma salle préférée…
Pour le reste, j’en sais peu, le disque est annoncé comme un ‘debut solo album » on trouve sur le net une vidéo du single : »Into a swann » (dès que j’entends swann je pense à Marc Bolan) et quelques extraits de l’album…Il semble bien que ce ne soit ni un album des Banshees, ni un des  Creatures…Mais qui donc accompagnera  Siouxsie sur scène ?

Seul Hazam, le sait… (peut-être)…

En attendant, je me réjouis à l’avance de cette future déception…

 

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17.08.2007

Rêverie de promeneuse solitaire...

Il y a des désirs comme ça , qu’on repousse toujours…Désir d’un film, d’un livre ou d’un lieu dont on anticipe le plaisir…Parfois c’est la catastrophe lorsqu’on passe finalement à l’acte…Une terrible déception…Et puis parfois le plaisir est plus grand que ce que l’on avait anticipé…


Ce qui est étonnant lorsqu’on arrive là, c’est le silence qui règne… et puis la perspective, la vue qui embrasse la totalité du lieu….l’impression d’une vaste étendue, comme face à la mer…Et puis le temps suspendu depuis trois siècles…Depuis que Monsieur de La Quintinie , jardinier du roi créa ce lieu qu’on dit unique , le plus vieux potager du monde..

C’était la semaine dernière, par une journée à la lumière hivernale ou la pluie menaçait (en août, donc)…La matinée était bien avancée mais il n’y avait personne , pas un visiteur  ce qui donnait une impression étrange d’avoir le potager pour soi…Un voyage dans le temps que rien de contemporain ne vient troubler au point qu’on ne s’étonnerai pas d’y voir Louis XIV apparaître à la grille qu’il empruntait pour aller voir les multiples variétés de pommes et de poires , les figuiers, les melons et autres courges que La Quintinie cultivait pour ravir son palais et celui des quelques deux milles invités acceuillis fréquemment à sa table…La Quintinie, un homme qui me fascine pour avoir bati ce potager sur un étang pourri et avoir réussi à y installer un système d’arrosage et fait pousser des fruits hors saison et pour avoir crée des tailles de pommiers et de poiriers étonnantes et fait un jardin à la fois discipliné et sauvage…

Les mots me manquent pour dire l’émotion et l’emerveillement que j’ai ressenti ce matin là….Une impression d’être dans le plus bel endroit du monde, à se demander pourquoi parfois les gens voyagent si loin pour voir des merveilles…Et à rire de penser à ces hordes de touristes se bousculant dans le château tandis que là au creux de ces hauts murs d’enceinte se trouve un trésor…
Et puis, le goût de ces framboises volées, cueillies en catimini …
Un goût de fruit défendu…





17.07.2007

Là.....


Je ne vais pas te dire combien je deteste cette saison, tu le sais bien puisque ça doit faire le troisième été de RougeBaiser…Je suis silencieuse faute de jolies choses à écrire…faute de me sentir légère…Chaque année le soleil et la chaleur font naître découragement et mélancolie en moi…C’est un fait…Mais cet été est encore plus lourd…C’est l’été de l’attente, l’été d’un changement un peu voulu, un peu subi….Un été d’insomnies et de cauchemars un été terrorisé des changements amorcés …Un compte à rebours….Sans doute le dernier été ici, dans l’allée fleurie puisque ça fait partie du plan d’en partir…Et c’est curieux tu sais comme à chaque fois que j’arrive dans une nouvelle maison j’espère y rester longtemps et puis à chaque fois il faut que je m’en aille au bout de quelques années…J’aurais pourtant bien aimé je crois rester au même endroit longtemps , garder la me^me adresse, les mêmes repères….Mais il faut croire que je ne suis pas douée pour ça …que je ne sais pas prévoir….ou bien que prévoir m’ennuie, ou bien que je n’y crois pas…Sans doute pas pour rien que le No future me colle à la peau…Et puis est encore le temps d’envisager , de planifier le futur…


Je ne suis pas déprimée en fait , juste fatiguée de mes petits combats au quotidien, fatiguée de changer, comme à l’adolescence cette fatigue qui provient des changements physiques…
Je gère ce moment comme à mon habitude, dans la lecture , évasion en bonne et due forme sauf quand je tombe sur un livre qui chamboule comme ce «  j’y suis presque «  de Nuala o’Faolain…Un beau livre sans aucun doute mais qui me tord les tripes à force de décrire la vie et la solitude de son auteur aux abords de la cinquantaine…Les errances de la femme viellissante et néanmoins artiste, un livre à éviter d’offrir à un homme ….


Enfin bref, je suis là..pas bien souriante mais là…Et c’est comme d’habitude, je suis contente de vivre ça, ce moment même si il est difficile au moins il est là…
       

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